
HIROSHI SUGIMOTO, Reprendre la mélodie
Au printemps prochain, le musée Soulages exposera l’un des photographes majeurs de notre époque, Hiroshi Sugimoto.
Puissance culturelle majeure, la Corée du Sud modèle désormais les tendances et inspire une génération globalisée. Au sommet de cette vague, la K-Beauty impose une approche holistique de la beauté, typiquement coréenne, et établit une véritable esthétique. Dépassant la simple cosmétique, elle forge de nouvelles normes ainsi qu’une imagerie marquante et singulière.
Réunissant des chefs-d’œuvre issus des collections du musée Guimet et de grandes institutions sud-coréennes (peintures, photos, publicités, robes et accessoires de beauté du 18e siècle à nos jours), l’exposition « K-Beauty » en décrypte les codes et montre comment ceux-ci s’inscrivent dans une tradition séculaire, entre équilibre et vertu, naturel et sophistication.
À la fin du 18e siècle, la Corée dominée par le courant néo-confucianiste célèbre une esthétique féminine particulière : vêtements fluides, peau pâle, maquillage et coiffures raffinées. Les peintres qui immortalisent ces beautés, dont Shin Yun-bok, participent à l’élaboration d’un patrimoine visuel qui influence durablement la culture populaire coréenne. Cette culture raffinée, où les cosmétiques puisent dans la pharmacopée traditionnelle, lie beauté, harmonie et équilibre intérieur.
Au cours du 20e siècle, la Corée, marquée par la colonisation japonaise puis par l’influence américaine, adopte des codes esthétiques étrangers. Photographie, cinéma et industrie cosmétique naissante diffusent et ancrent ces nouvelles normes, tandis que le « miracle économique coréen » met patrimoine, art et cosmétique au cœur du discours culturel.
Dès les années 2000, la Hallyu (la vague coréenne) consacre le soft power sud-coréen : la K-Beauty, mêlant tradition et innovation, marque le cinéma, la mode, la littérature mais aussi la K-Pop, et conquiert le monde entier.
À travers cette exposition, les visiteurs découvrent comment s’est consolidée une esthétique proprement coréenne, dont certains canons – forgés depuis le royaume du Joseon tardif (1392-1910) – ont conservé leur attrait jusqu’à nos jours et ont fait l’objet d’hommages et de nombreuses relectures. « K-Beauty » met en lumière l’évolution mais aussi la pérennité du concept de beauté coréenne, de la seconde moitié du 18e siècle au monde contemporain globalisé.
Exposition du 18 mars au 6 juillet 2026
Guimet – musée national des arts asiatiques
6 Place d’Iéna, 75116 Paris
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h00 à 18h00.
Fermeture des caisses à 17h15, dernier accès à 17h30.
Évacuation générale des salles à 17h45.
Fermeture des salles à 16h45 les 24 décembre et 31 décembre.
Le musée est fermé les 1er mai, 25 décembre et 1er janvier.

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