Leonora Carrington

Exposition au musée du Luxembourg

La vie et l’œuvre de Leonora Carrington (1917 – 2011) sont marquées par ses voyages intérieurs et extérieurs, qui l’ont entraînée loin de son Lancashire natal et de ses ancêtres celtiques, à Florence, à Paris, dans le Sud de la France, en Espagne, à New York et au Mexique, sa dernière demeure, où elle est depuis longtemps considérée comme l’une des plus importantes artistes féminines, au même titre que Frida Kahlo et Remedios Varo.

Cette exposition, riche de 126 œuvres, est la première d’importance consacrée uniquement à l’œuvre de Carrington en Italie et en France et vise à la présenter comme une artiste totale ainsi qu’à mettre en lumière son univers artistique et intellectuel par le biais d’une présentation inédite de ses créations visionnaires diverses.

« Je dois revivre cette expérience tout entière parce que je crois qu’en le faisant, je pourrai vous être utile, tout comme je crois que vous m’aiderez à passer cette frontière en me permettant de rester lucide, d’enfiler et de retirer, à ma guise, le masque qui sera mon bouclier face à l’hostilité du conformisme. » Leonora Carrington

Figure culte au Mexique depuis les années 60, Leonora Carrington fait ces dernières années l’objet d’un regain d’intérêt en Europe et aux États-Unis. À la suite de la rétrospective coorganisée en 2018 par Tere Arcq à l’occasion de son centenaire, Leonora Carrington. Cuentos Mágicos, l’œuvre de Carrington a été présentée dans des expositions qui proposaient de nouvelles lectures du surréalisme. Le travail de Carrington a ainsi été mis à l’honneur dans des expositions collectives, mais dans très peu d’expositions monographique, et jamais dans une exposition solo d’envergure en France.

L’exposition présente Carrington comme une « Femme de Vitruve », une artiste qui représenterait un modèle en matière d’innovation et d’harmonie, en réponse à L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci, symbole de la perfection et de l’Homme comme centre de l’univers à la Renaissance – œuvre qui a peut-être inspiré à Carrington sa Carte de l’animal humain (Map of the Human Animal).

Dans cette extraordinaire cartographie, foisonnante de métamorphoses et de références ésotériques et mythologiques, l’artiste, qui se décrivait elle-même comme un « animal-humain- femelle », nous montre une harmonie fondée sur la fusion alchimique de l’humain et de l’animal, du masculin et du féminin.

L’exposition adopte cette perspective initiale pour explorer la relation que l’artiste a entretenue toute sa vie durant avec l’Italie et la France, et qui constitue un point de départ éclairant l’ensemble de sa carrière : de sa découverte de l’art classique italien à Florence pendant son adolescence à sa fascination pour la Renaissance, en passant par ses origines celtiques et post-victoriennes, ou encore sa participation au surréalisme pendant son séjour en France. Parallèlement à ces aspects essentiels de sa vie, le projet s’articule ainsi autour de thèmes qui racontent l’itinéraire de Carrington en tant qu’artiste et voyageuse perpétuelle qui a passé son existence immergée dans d’autres dimensions, à la quête de la connaissance d’elle-même.

Féministe et écologiste d’avant-garde, femme, mère, migrante, touchée par la maladie mentale, victime de la psychiatrie du XXème siècle et chercheuse spirituelle en constante évolution, Leonora Carrington laisse un héritage aussi extraordinaire que radical.

Ce projet a pour but de présenter les thèmes et centres d’intérêt principaux de Carrington en combinant des approches chronologiques et thématiques. Il s’appuie sur les recherches actuelles menées par les commissaires sur son œuvre et sa biographie.

Exposition co-organisée par le GrandPalaisRmn et MondoMostre

La scénographie est réalisée par Véronique Dollfus.

Tere Arcq et Carlos Martín sont les commissaires de l’exposition.

 

Visuel  : Leonora Carrington, Le Bon Roi Dagobert (Elk Horn) (détail), 1948, huile sur toile, 90 x 60 cm, Collectión D.T.O. © 2026 Estate of Leonora Carrington / ADAGP, Paris © Collectión D.T.O.

Exposition du 18 février au 19 juillet 2026

Musée du Luxembourg

Tous les jours de 10h30 à 19h nocturne les lundis jusqu’à 22h Fermeture le 1er mai

19 rue de Vaugirard
75006 Paris
M° St Sulpice ou Mabillon
Rer B Luxembourg ; Bus : 58-84-89 : arrêt : Musée du Luxembourg / Sénat

 

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